Les radiocommandes

Les fréquences :

La plupart des ensembles de radiocommande utilisées pour notre loisir fonctionnent désormais sur la bande des 2,4Ghz. Cette bande de fréquences offre beaucoup d’avantages par rapport aux autres bandes comme le 26, le 35, le 41, ou le 72Mhz. Parmi les principaux, on peut citer la possibilité d’un très grand nombre d’utilisateurs simultané sans avoir besoin de gérer les fréquences et la télémesure qui permet désormais de savoir se qui se passe dans le modèle en temps réel grâce à des capteurs.

Fréquences applicables à tous les types de modèles réduits :

26,815-26,825-26,835-26,845-26,855-26,865-26,875-26,885-26,895-26,905-26,915-26,995-27,045-27,095-27,145-27,195 MHz

40,665-40,675-40,685-40,695 MHz

41,110-41,120-41,130-41,140-41,150-41,160-41,170-41,180-41,190-41,200 MHz

72,210-72,230-72,250-72,270-72,290-72,310-72,330-72,350-72,370-72,390-72,410-72,430-72,450-72,470-72,490 MHz

2400 MHZ à 2483,5 MHz La limite supérieure autorisée en puissance par la norme est de 100 mW sur la partie supérieure de la bande (2454 à 2483,5 MHz pour un usage à l’extérieur de bâtiments) limitation qui n’existe pas en vol d’intérieur.

Réservées à l’aéromodélisme

35,000-35,010 MHz

41,060-41,070-41,080-41,090-41,100 MHz

Les différents types de radiocommandes

Les Basiques : Ce sont généralement des ensembles de 2 à 4 voies (fonctions), sans possibilité de réglages autre que l’inversion du sens de rotation des servos.

Les Programmables : Terme regroupant tous les ensembles de radiocommandes équipés d’un soft (programme) permettant de multiples réglages comme les courses des servos, les neutres, les inversions, les mixages etc… Ces Radiocommandes peuvent asservir jusqu’à 18 voies pour les plus complètes. Les plus récentes permettent également une mise à jour de leur soft via un PC.

La programmation des radiocommandes

Ici, pas de secret, le meilleur moyen de connaître les possibilités de sa radiocommande est bien évidement de lire la notice. Quand on est familiarisé avec une radiocommande programmable, on peut affiner ses réglages et très rapidement donner le caractère que l’on aime à son modèle et adapter son comportement à ses capacités de pilotage ou aux besoins du vol. Un modèle de début n’adoptera pas les mêmes réglages qu’un modèle de voltige par exemple.

Petit lexique des principaux thermes utilisés dans les notices et les menus des émetteurs:

Binding : Procédure d’appairage entre un émetteur et un récepteur en 2,4Ghz.

Les mémoires : Tous les émetteurs un tant soit peu évolués disposent d’un certain nombre de « mémoires » permettant de stocker les réglages d’autant de modèles différents. Certains permettent même le stockage sur carte SD rendant ainsi le nombre de mémoires quasi infini.   

Le mode pilotage : Beaucoup d’émetteurs permettent de choisir le mode de pilotage qui vous convient le mieux. Gaz à gauche, gaz à droite, ailerons à gauche, ailerons à droite etc…  4 modes de pilotage sont disponibles. Voir le dessin ci dessous qui vous en dira plus qu’un long discours. Ce choix conditionne directement l’utilisation des différents mixages de la radiocommande

Modes de pilotage

Le type de modèles : La plupart des émetteurs modernes sont scindés en plusieurs sous-programmes. Chaque fabriquant à ses habitudes, mais le principe est toujours le même : Après le mode de pilotage, il faut dire à l’émetteur quel type de modèle on veut faire évoluer : Avion, planeur, hélicoptère … Après ces premières informations, il faut également souvent préciser le type d’aile du modèle : nombre de servos pour les ailerons, pour les volets. Le type d’empennage du modèle : normal, papillon (en V), un ou deux servos pour de profondeur, modèle Delta, aile volante… En fonction de ce que vous déclarerez ici, l’émetteur ne vous proposera pas forcément les mêmes menus de mixages par exemple.

Reverses : Cette fonction vous permettra d’inverser le sens de rotation d’un servo . Par exemple, si votre dérive (ou vos roues pour une voiture) braque vers la gauche quand vous mettez le manche vers droite, c’est dans ce menu que vous pourrez rétablir le bon sens de fonctionnement.

Trim : Petites manettes situés généralement de part et d’autre des manche de commande permettant d’ajuster en vol (ou en roulant) le neutre d’une commande afin de parfaire la trajectoire du modèle.

Sub-Trim ou Neutre : Même fonction que précédemment mais uniquement accessible depuis le menu de la radiocommande. A utiliser avec parcimonie, préférez un réglage mécanique au niveau de la tringlerie en cas de fort décalage à rattraper.

Travel Adj ou réglage des courses : C’est dans ce menu que vous allez pouvoir ajuster le débattement des servos et par conséquent des différentes gouvernes qui y sont associées. Si votre modèle est trop vif au niveau des ailerons par exemple, diminuer le débattement de ces derniers le rendra plus docile.

Dif ou Différentiel : Ce menu est principalement utilisé pour les planeurs. Le différentiel permet de diminuer la course vers le bas des ailerons et ainsi éviter ou diminuer le « lacet inverse ».  On peut parfois avoir besoin de cette fonction pour les volets et sur un empennage papillon (en V).

Dual Rate ou double débattement : En pratique, un interrupteur à deux positions permet de passer en plein vol entre deux valeurs de débattement. Pratique sur un modèle de voltiges ou les débattements permettant de passer toute les figures sont bien trop importants pour gérer facilement l’atterrissage par exemple.

Exponentiels ou Expo : Cette fonction souvent associée au Dual Rate permet de limiter le débattement autour du neutre tout en rattrapant progressivement la course en s’approchant de la butée qui est atteinte avec le maximum de débattement.

Mixages : Menus permettant de mélanger différentes fonctions (ou commandes) de la radiocommande. Sur une aile volante, par exemple, les mêmes volets servent à la fois de commande de profondeur et de commande d’ailerons. Pour obtenir cette fonction mélangée, on se servira d’un mixage. De même pour un empennage en V dont les volets servent à la fois de commande de profondeur et de commande de dérive. La proportion de mixage est réglable et exprimée en %. Il est également possible la plupart du temps d’affecter un  interrupteur  aux mixages afin de pouvoir les désactiver à tous moments. (pratique pour faire des expérimentations)

Principaux mixages pré-programmés :

Flaperons : Permet d’utiliser les ailerons comme volets.

Ailerons - Volets : Permet  d’actionner les volets en même temps que les ailerons (très utilisé sur les planeurs quand on veut faire de la voltige).

Volets - Ailerons : C’est ‘inverse. Permet d’actionner les ailerons en même temps que les volets. En planeur par exemple, cela permet de bénéficier de l’accroissement de portance  dû au braquage vers le bas des volets sur la totalité de l’envergure.

Ailerons – Direction : Pratique pour combattre les effets du « lacet inverse » (eh oui, encore lui !). Permet d’actionner la dérive en même temps que les ailerons.

Volet – Profondeur : Actionne la profondeur en même temps que les volets et permet de combattre l’effet de couple engendré par l’abaissement de ces derniers.

Profondeur – Volets : Permet  d’augmenté la maniabilité d’un modèle. Quand on braque la profondeur les volets se baissent et inversement.

Spoiler : Mixage permettant de se servir des ailerons comme Aérofreins. Quand on actionne la commande des  aérofreins les deux ailerons se lèvent  (Attention à ne pas trop les lever pour conserver suffisamment de course vers le haut aux ailerons).

Butterfly ou Crocodiles : Mixage permettant de se servir des ailerons (vers le haut) et des volets (vers le bas) comme aérofreins. Technique plus efficace que les spoilers mais uniquement possible sur les modèles équipés de volets de courbure et équipés d’un servo par gouverne.

Aérofrein – Profondeur : Pratique pour combattre les effets de couple à cabrer ou à piquer engendrés par la sortie des aérofreins.

Moteur – Profondeur : La mise en route d’un moteur électrique associé à une grande hélice entraine fréquemment un effet de couple à cabrer qu’on contre aisément grâce à ce mixage.

Mixages libres : Comme tous les mixages n’existent pas forcément sur votre émetteur, la plupart des fabricants a prévu des mixages libres afin de réaliser la fonction non prévue.

Télémesure ou télémétrie : Avec l’arrivée des télécommandes en 2,4Ghz, de plus en plus de fabricants proposent de visualiser en temps réel ce qui se passe dans le modèles.Grâce à des sondes placées dans le modèle et reliées au récepteur on peut connaître l’état de la batterie de réception ou de propulsion, la consommation du moteur électrique, son régime, savoir si le planeur monte dans un courant ascendant, connaître sa vitesse, son altitude etc…

Bon vols à tous.
L'équipe Absolu modélisme